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En 1988, des modifications apportées à la Loi sur les Indiens ont étendu les pouvoirs de taxation des Premières nations à leurs droits sur les terres cédées sous condition ou « désignées ». Proposé par les Premières nations, ce changement leur a fourni de vastes nouveaux pouvoirs de taxation relatifs aux droits sur les terres de réserve, en établissant leur compétence, en créant des possibilités de développement économique et en procurant un outil fondamental pour l'autonomie gouvernementale. Établie en 1989, la Commission consultative de la fiscalité indienne (CCFI) a été chargée de compléter ces modifications à la Loi sur les Indiens et de faciliter l'approbation des règlements fiscaux des Premières nations. À ce titre, la CCFI est devenue la première institution indépendante contrôlée par des Autochtones à participer à l'exercice du pouvoir décisionnel du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien en vertu de la Loi sur les Indiens.
La CFPN a été établie par une législation fédérale, en vertu de la Loi sur la gestion financière et statistique des premières nations (Loi), qui a reçu la sanction royale le 23 mars 2005. Cette loi crée trois autres institutions : le Conseil de gestion financière des premières nations, la Société financière des premières nations et l'Institut de statistique des premières nations.
La Loi établi la CFPN en un organisme de service établi en vertu d'une loi, à l'intention des Premières nations exerçant l'approbation de textes législatifs sur les recettes locales. La CFPN représente les intérêts collectifs des Premières nations et des contribuables et favorise le développement économique en améliorant l'efficacité administrative et l'équité du régime d'impôt foncier des Premières nations. Ses principaux objectifs sont de protéger les intérêts des contribuables et de faire augmenter la valeur des impôts fonciers dans les réserves grâce à la réduction des obstacles à la croissance économique dans les terres des Premières nations. Elle assure aussi l'administration efficace du régime fiscal tout en en protégeant l'intégrité et ce, en conciliant les intérêts des autorités fiscales des Premières nations et ceux des contribuables, créant ainsi des avantages pour tous.